UN NOUVEAU PATRON SEQUESTRE

Publié le par l'homme puissant










J'ai été pendant 36 heures séquestré dans mon bureau par mes subalternes.


Les 7 stagiaires que j'ai engagé au début de l'année pour m'assister ont perdu la tête et, pour des motifs que je ne comprends toujours pas puisqu'il n'y avait aucun reproche quant à ma productivité, m'ont retenu contre mon grè.

Libéré grâce aux secours généreux des services de sécurité, je vous écris en étant à bout de force. Nourri uniquement de chips et de jambon blanc, cette épreuve m'a tout de même permis d'approcher le mode de vie des employés. Mais leur mauvaise alimentation n'excuse pas tout : j'ai fait confiance à ces jeunes, je n'ai pas hésité à me battre pour qu'ils aient accès aux tickets restaurants en plus de leur rémunération de 0,4 millier d'Euros par mois et voilà que comme signe de remerciement, ils m'offrent une agression!













Heureusement tout se finit bien. Pas rancunier et constructif, j'ai accepté que les indemnités qu'il me doivent (soit 36 heures de cessation d'activités = 36 X 560 Euros (ma production horaire) = 20 000 Euros) soient retenues sur leurs salaires et qu'ils n'aient pas ainsi à débourser l'argent qu'ils n'ont pas, en sachant que les conditions pour avoir un crédit sont de plus en plus difficiles pour les populations les moins aisées.

Cette mesure permet donc à mon entreprise de ne pas être pénalisée mais aussi de conserver les 7 stagiaires gracieusement pendant 8 mois. L'entreprise y gagne (moins de salaires à débourser), la santé économique du pays y gagne (moins de chômeurs) et les 7 stagiaires y gagnent (une belle expérience de management). Une leçon à méditer pour ceux qui cèdent à la mode de cracher sur les patrons.


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